La Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) s’est réunie en urgence le samedi 19 octobre 2024 pour évaluer la situation critique des inondations survenues dans plusieurs localités riveraines du fleuve Sénégal. Ces inondations ont touché plus d’une vingtaine de villes et villages, causant des pertes en vies humaines ainsi que d’importants dégâts matériels.
Selon le communiqué de la CDS, les pluies abondantes de cette saison, marquée par une forte pluviosité dans toute la sous-région, ont significativement gonflé le fleuve Sénégal et ses affluents. Cette situation a exercé une pression sans précédent sur les installations du barrage de Manantali. Pour éviter des dommages structurels majeurs, les techniciens ont décidé d’ouvrir certaines vannes du barrage afin de procéder à des lâchers d’eau contrôlés. Cependant, cette manœuvre a entraîné le débordement du fleuve hors de son lit naturel, inondant de nombreuses zones habitées.
La CDS a exprimé sa consternation face à cette tragédie, déplorant les pertes humaines et les destructions de maisons et de champs qui aggravent encore les souffrances des populations du nord et de l’est du Sénégal. Dans son communiqué, la Confédération a adressé ses prières pour les victimes et ses condoléances aux familles touchées ainsi qu’au peuple sénégalais.
Toutefois, la CDS estime que cette situation aurait pu être mieux anticipée. Le communiqué pointe la responsabilité du gouvernement, accusé de ne pas avoir pris les mesures nécessaires en réponse aux alertes répétées de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) et de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS). La Confédération rappelle que plusieurs alertes jaunes avaient précédé l’alerte rouge annonçant l’ouverture imminente des vannes, une étape critique visant à préserver l’intégrité du barrage de Manantali.
Critiquant vivement la réaction des autorités, la CDS déplore l’absence d’un plan ORSEC (Organisation des Secours) pour venir en aide aux populations sinistrées. Le communiqué fustige l’attitude du gouvernement, accusé de privilégier des stratégies de communication sur les réseaux sociaux et des « manœuvres politiciennes », au lieu d’organiser des secours d’urgence. « Les gestionnaires actuels du pouvoir doivent faire preuve d’un plus grand sens des responsabilités », exhorte la Confédération.
Enfin, la CDS appelle à la mise en place rapide d’une chaîne de solidarité nationale pour soulager les populations affectées. « Les risques demeurent importants, et dans de telles circonstances, chaque minute compte », avertit la Confédération, soulignant l’urgence d’une mobilisation collective.