À qui de droit, au nom du droit ! Par Mansour Faye

Par le biais de mes conseils, j’ai reçu, aujourd’hui mardi 1er avril 2025, l’ordonnance numéro 12 du 28/03/25 concernant l’affaire numéro J/143/RG/25 du 24/03/25 m’opposant à l’Etat du Sénégal. Ce document a été certifié conforme pour expédition le 01/ 04/25 par l’administrateur des Greffes Me Marema Diop Niang.

Faisant abstraction des commentaires et des considérants, retenir que le Président de chambre désigné en qualité de juge des référés fait injonction au Ministre de l’Intérieur, dés réception de la présente, de notifier à Monsieur Amadou Mansour Faye, les motifs de l’interdiction de sortie du territoire qui le frappe.

A défaut, de faire cesser les comportements des agents de la police de l’Air, en service à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) portant atteinte à la liberté de déplacement du requérant; celle de quitter son pays et d’y revenir; rejette la demande d’astreinte et celle portant sur l’octroi  de dommages-intérêts.

Ainsi fait, jugé et prononcé par le Président de la deuxième chambre administrative, désigné en qualité de juge des référés, en son audience publique des référés tenue les jours, mois et an que dessus et où étaient présents…. ».

D’abord je voudrais rendre grâce à Dieu tout en priant sur le sceau des Prophètes Mouhamed SWT, de m’avoir gratifié de la foi, de la force, du mental et de la résilience à faire face, avec dignité et honneur, à toute sorte de situation d’où qu’elle vienne.

Ensuite je voudrais saluer l’attitude des Magistrats qui s’émancipent et renouent avec la grandeur et font ainsi honneur  à la justice. L’Etat de droit que nous sommes est un héritage sacré que personne ne pourra jamais détruire, même si on se croit hyper puissant.

J’exprime toute mon admiration à mes avocats qui ont fait preuve de pertinence et de professionnalisme sans commune mesure.

Je n’oublie pas ceux et celles qui m’ont manifesté leur soutien et leur solidarité constants.

Aujourd’hui que justice a été rendue, je voudrais informer l’opinion et les autorités de notre pays que je compte jouir pleinement de mes droits de mouvements à l’heure et aux moments qui me conviendront.

Par ailleurs je porte à l’attention de l’opinion nationale et internationale qu’à l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai Jamais été entendu, ni convoqué par une quelconque entité relevant des services judiciaires, policiers, sécuritaires ou même administratifs de mon pays.

En outre aucun organe de contrôle public ou privé  (IGE, Cour des comptes, OFNAC qd,…) ne m’a cité (à ma connaissance) dans des affaires relatives à mes responsabilités étatiques antérieures.

Aussi, me plaît-il de rappeler ici les dispositions de l’article 106 (Section II: Attentats à la Liberté) du code pénal )qui dit ceci:

« Lorsqu’un fonctionnaire public, un agent, un préposé ou un membre du Gouvernement, aura ordonné ou fait quelque acte arbitraire, ou attentatoire, soit à la liberté individuelle, soit aux droits civiques d’un ou de plusieurs citoyens, où à la Constitution , il sera condamné à la peine de la dégradation civique.

Si néanmoins il justifie qu’il a agi par ordre de ses supérieurs pour des objets du ressort de ceux-ci, sur lesquels il leur était dû l’obéissance hiérarchique, il sera exempt de la peine; laquelle sera dans ce cas, appliquée seulement aux supérieurs qui auront donné l’ordre ».  Fin de citation.

À bon entendeur…

Pour terminer, je lance un appel au Ministre de l’Interieur, le Général TINE, pour qu’il ne fasse pas moins que ses prédécesseurs Généraux.

La fonction de Général des Armées est trop précieuse et prestigieuse qu’elle ne saurait s’inféoder à des pratiques qui pourraient ne pas honorer la corporation.

Des généraux sont passés par des fonctions ministérielles sans jamais ternir leur image et ont su imposer le respect de tous!

Vive la liberté

Vive la justice

Vive le Sénégal

Mamadou Nancy Fall
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