Affaire Didier Badji-Fulbert Sambou : Ibrahima Sall de l’ASRED auditionné et reconvoqué, Amath Suzanne Camara convoqué

Ibrahima Sall, président de l’Association pour le Soutien et la Réinsertion Sociale des Détenus (ASRED), mais aussi chroniqueur de télé a été convoqué hier par la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane pour des déclarations qu’il avait faites sur l’affaire Fulbert Sambou et Didier Badji.

Il a fait l’annonce de sa convocation et audition et mieux pendant qu’il était dans les locaux de la SR, en attente de son avocat, il a pu joindre le plateau de «Café Actu» sur Sans Limites pour s’expliquer.

«C’est jeudi que j’ai reçu un coup de fil d ‘un major de la Section de recherches qui m’a dit qu’on doit me donner une convocation. Un gendarme me l’a amenée à Rufisque, vendredi vers 21H. Mais sur la convocation, on a simplement mis ‘le concernant’, mais je savais exactement l’objet de la convocation qui concerne l’affaire Didier Badji et Fulbert Sambou», a-t-il dit.

Et de révéler : «quand je suis arrivé, ils m’ont notifié que ma convocation concerne cette affaire. Ils m’ont aussi fait savoir que si je n’apporte pas les preuves de tout ce que j’ai eu à dire concernant cette affaire sur les réseaux sociaux, ils vont me déférer. Mais on n’en est pas là parce que je ne suis pas encore en garde à vue. J’ai 2 heures devant moi en attendant que mon avocat arrive comme le prévoit la loi en terme d’assistance et qu’on entre dans le vif de l’enquête et que je leur transmette ce que je sais de cette affaire».

Sall rappelle qu’il avait eu à parler de cette affaire à son retour du Mali, il y a près de 6 mois dans une émission sur Walfnet. «Depuis lors, je ne me rappelle pas en avoir reparlé. Mais c’était une vidéo qui était virale dans laquelle j’avais dit ce que je savais de cette affaire pour que les autorités aient pu exploiter cette piste. Mais je ne pense pas qu’on puisse m’arrêter pour ce que je n’ai pas fait. Je ne dois pas payer à la place des coupables. Et même si on m’arrête, je dénoncerai cette arrestation avec la dernière énergie», dit le Président Ibrahima Sall.

Le président d’ASRED ne manque pas de relever que si dans ses chroniques, il avait eu à citer de hauts gradés de la gendarmerie et qu’en retour c’est la gendarmerie qui l’auditionne dans cette affaire, «ça devient paradoxal».

Après cette première audition, Ibrahima Sall a finalement été autorisé à rentrer chez lui dans la soirée, renseigne Sans Limites. Toutefois, il reste sous convocation et devra se présenter à nouveau devant les enquêteurs demain, mardi 18 mars 2025, pour poursuivre l’instruction du dossier.

A sa suite, c’est au tour d’Amath Suzanne Camara d’être convoqué par la Section de Recherches toujours dans le cadre de cette affaire des deux hommes de tenue disparus dans des conditions troubles pendant la période de forte tension politique au Sénégal. Amath Suzanne Camara a lui aussi eu à beaucoup avancer des thèses dans le cadre de cette affaire.

A retenir qu’Amath Suzanne Camara a eu à passer 5 mois de prison entre fin mai 2024 et fin octobre 2024 date à laquelle il a obtenu une liberté provisoire après des poursuites pour offense au Chef de l’Etat, acte de nature à jeter le discrédit sur une institution de la République et à inciter les citoyens à enfreindre les lois.

Il faut aussi indiquer que la famille de Didier Badji avait déposé une plainte auprès du juge d’instruction dans le cadre de cette affaire.

Source Vox Populi

Oumou Khaïry NDIAYE
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