Aphone. C’est l’attitude des associations d’élus locaux sur les arrestations des maires qui ont secoué le Sénégal ces derniers temps. Frappé au cœur de son dispositif avec l’arrestation de son secrétaire général, en l’occurrence Ousmane Sonko, le Réseau des élus locaux du Sénégal, porté sur les fonts baptismaux par la coalition Yewwi Askan Wi à la suite des Locales de janvier 2022, est resté sans grand bruit. Ce que reconnaît d’ailleurs son secrétaire permanent, Cheikh Guèye.
« Quand on mettait en place le REELS, c’était pour la défense des intérêts de ses membres. Lorsque certains de nos membres ont été arrêtés, on a décidé, en réunion, de sortir un communiqué pour dénoncer ces arrestations arbitraires. Certains avaient même proposé l’organisation d’un point de presse. Il y a un certain nombre d’activités qui étaient prévues. Mais je suis d’avis que, comme c’est la colonne vertébrale qui a été emprisonnée, les gens n’ont pas eu le même élan, la même force et la même énergie pour revendiquer la libération de ces camarades», a indiqué Cheikh Guèye au téléphone avec L’As qui reconnait que la brouille Taxaw-Yeewi a parasité le combat.
« Le REELS est une association d’élus locaux solidaires les uns des autres. Tout ce qui touche un membre du REELS concerne toute l’association », a-t-il avancé avant d’ajouter que le Réseau des élus locaux du Sénégal va se retrouver pour définir une position à défendre.
Du côté de l’Association des maires du Sénégal, la question n’a pas été posée au sein de ses structures, pour la bonne et simple raison que, selon son président, les maires arrêtés ne sont pas membre de l’Association.
L’As