A Kolda, de nombreuses initiatives ne cessent d’être prises par les pouvoirs publics dans l’allégement des travaux des femmes surtout celles rurales avec des remises des dons de moulins faites à leur endroit. D’ailleurs, 40 unités ont été, récemment, offertes par le PUMA aux groupements de femmes des 15 communes du département de Kolda. Cependant, malgré les nombreux efforts visant l’amélioration des conditions de vie et d’épanouissement des femmes de la localité, cette situation y persiste, encore, à cause de certaines contraintes limitant cette dite autonomisation.
La première difficulté que les femmes rencontrent est relative à l’accès au financement de leurs activités respectives. En effet, la grande majorité de ces femmes ne peut remplir les conditions d’adhésion et de financement fixées par les institutions d’épargne et de crédit locales.
A en croire, certaines femmes, les modalités de remboursement des crédits ne sont pas adaptées aux besoins financiers de la plupart d’entre elles du fait que leurs besoins en financements ne sont pas, souvent, bien étudiés avant tout décaissement. Aussi, les femmes arrivent difficilement à réaliser leurs projets respectifs vu que les montants qui leur sont alloués sont faibles.
Même en cas de financement, ces femmes sont confrontées à la dure réalité du marché si bien que leurs produits demeurent, souvent, invendus faute d’acheteurs consécutivement à la saturation et l’éloignement des marchés.
En outre, l’état défectueux des certains axes routiers surtout en période hivernale, le coût élevé du transport par rapport à certains endroits, le stockage de leurs produits pour une longue durée et la méconnaissance des règles de fonctionnement des marchés entre autres constituent de sérieuses limites aux activités commerciales des femmes.
Ensuite l’accès à la terre est une autre paire de manches pour les femmes de la contrée vu que cet accès est réservé, généralement, aux hommes en dépit des dispositions législatives garantissant l’égalité des droits de tous les citoyens à ce dit accès.
Ainsi, il est rare de voir des femmes disposer d’un titre de propriété qui leur soit propre même en cas de décès de leurs conjoints ou de leurs parents respectifs. A toutes ces dites contraintes s’ajoutent celles liées aux facteurs de production. Sur ce, conformément aux us et coutumes dans les familles rurales, le chef de ménage est le seul habilité à se prononcer sur l’utilisation des facteurs de production par qui que ce soit. Ce qui empêche, du coup, les femmes d’accéder directement à ces facteurs.
Tout compte fait, l’autonomisation des femmes de la région de Kolda pourrait devenir une réalité si des solutions sont apportées à toutes contraintes sus précitées. Pour y parvenir, il urge, alors, pour ces femmes de s’engager, davantage, dans des réflexions constructives et inclusives, le 08 mars de chaque année, en vue d’amélioration de leur condition par rapport à celle des hommes
Walf quotidien