Comité de l’agriculture de la FAO : la transformation du secteur de l’élevage et sa contribution à la réalisation des ODD en cœur

Les secteurs de l’agriculture, et celui de l’élevage en particulier, doivent amorcer une transition vers le développement durable pour renforcer leur contribution à la sécurité alimentaire, à la nutrition et à une alimentation saine ainsi qu’à une «reconstruction en mieux» afin de surmonter la pandémie du COVID-19 et les autres défis qui se présentent. Voilà ce qu’a déclaré aujourd’hui M. QU Dongyu, Directeur général de la FAO, dans son allocution d’ouverture de la vingt-septième session du Comité de l’agriculture.

Le Directeur général de la FAO plaide en faveur d’une approche intégrée des systèmes agroalimentaires pour mieux lutter contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition

D’après le communiqué reçu, il a par ailleurs ajouté qu’un secteur de l’élevage durable serait synonyme de croissance économique inclusive et d’amélioration des moyens d’existence et qu’il protégerait la santé et le bien-être des animaux en plus d’apporter des solutions aux problèmes environnementaux.

Cette session du Comité de l’agriculture, organisée pour la première fois à distance, rassemblera plus de 120 États Membres, des partenaires ainsi que des membres du public dans le cadre d’une manifestation en ligne qui se veut ouverte à tous et qui s’articulera autour du thème «Un élevage durable au service des ODD».

Dans son allocution devant les membres du Comité, les représentants d’organismes et d’institutions spécialisées du système des Nations Unies et d’autres délégués, le Directeur général de la FAO a souligné qu’il était nécessaire d’adopter une approche globale et inclusive des politiques et des mesures techniques dans le secteur de l’élevage, une telle approche devant permettre d’associer toutes les parties prenantes du système alimentaire. À cet égard, il a insisté sur le rôle central qui doit revenir au secteur privé, avec lequel il est important de nouer des partenariats étroits.

Faisant remarquer que les effets conjugués du COVID-19, des mesures de lutte contre la pandémie et de la récession mondiale qui en découle allaient alourdir le fardeau qui pèse sur les épaules des exploitants familiaux et des personnes les plus vulnérables, le Directeur général de la FAO a appelé de ses vœux un appui et un investissement accrus en faveur du développement des connaissances, des infrastructures et de la technologie au service d’une agriculture durable.

«D’après notre évaluation, jusqu’à 132 millions de personnes supplémentaires dans le monde risquent d’être sous-alimentées en 2020 du fait de la pandémie. Cela aurait des effets désastreux, en particulier dans le contexte du Programme 2030 et des objectifs de développement durable», a déclaré M. QU Dongyu en appelant à une approche intégrée du système agroalimentaire, qui soit propice à une gestion globale et efficace de la sécurité alimentaire, des moyens d’existence et des ressources naturelles.

«Outre le COVID-19, les systèmes agricoles et alimentaires sont soumis à la pression croissante d’autres menaces d’une ampleur sans précédent, comme le changement climatique, qui nuisent au rendement des cultures, appauvrissent la diversité des espèces végétales et animales et accroissent l’incidence et la propagation des ravageurs et des maladies», a tenu à rappeler le dirigeant de la FAO.

Et d’ajouter: «Les personnes les plus vulnérables aux chocs climatiques et aux aléas naturels, ce sont les 2,5 milliards de petits agriculteurs, d’éleveurs, de pêcheurs et de personnes tributaires des forêts qui dépendent des ressources naturelles pour vivre.»

Le Directeur général de la FAO a lancé un appel aux pays pour qu’ils redoublent d’efforts afin de s’attaquer aux causes profondes de la faim et de la malnutrition en transformant nos modes de production, de distribution et de consommation des aliments.

«Pour y parvenir, a-t-il précisé, il nous faudra transformer les systèmes alimentaires et agricoles, de sorte qu’ils soient inclusifs et égalitaires; concevoir et mettre en œuvre des approches et des technologies innovantes dans l’agriculture; adopter des modèles de production et de consommation plus durables et plus diversifiés; et faire des progrès en matière de gouvernance.»

Oumou Khaïry NDIAYE
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