Les camarades de Mamadou Lamine Dianté, coordonnateur du Gcse, ont annoncé la poursuite de la grève hier, vendredi 1er mai, au moment où les acteurs du secteur éducatif poussaient un ouf de soulagement.
Les mesures prises à l’encontre des enseignants, notamment les ponctions effectuées par le gouvernement sur les salaires du mois d’avril de certains leurs camarades qui n’ont pas été consignées dans le procès-verbal constituent la principale source de motivation des enseignants à la base pour poursuivre la grève.
«Nous avons demandé au gouvernement de lever toutes les mesures prises à l’encontre des enseignants. Cet engagement du gouvernement n’a été consigné dans le procès-verbal. Toutefois, la base affiche une désapprobation totale sur cet état de fait », a souligné Mamadou Lamine Dianté.
Non sans avoir indiqué que «le Premier ministre nous a contraints de suspendre le mot d’ordre pour pouvoir stabiliser le procès-verbal. Nous avions attiré son attention sur le fait que les enseignants à la base n’étaient pas d’accord pour aller vers la suspension tant que certaines questions n’étaient pas réglées».
Déplorant la rupture du consensus de la part du gouvernement qui a refusé de lever les mesures prises à l’encontre des enseignants, les organisations syndicales réunies autour du Gcse entendent dès aujourd’hui, samedi, se réunir pour étudier, en plénière, les directives du Premier ministre, avant définir la conduite à tenir.
Le gouvernement a effectué, rappelons-le, des ponctions sur les salaires d’avril de certains enseignants en grève pour ne pas payer des heures non travaillées. Toujours est-il que les syndicalistes ont accepté de s’en remettre aux résultats d’une étude en cours sur le système de rémunération des agents de l’Etat, selon Viviane Bampassy, précisant que celle-ci va prendre en charge le régime indemnitaire de l’ensemble des agents de l’Etat.
C’est du moins, une avancée sur ce point de revendication relative à l’alignement de l’indemnité des enseignants dont les enseignants affichaient une intransigeance notoire.
Source Sud Quotidien