Discours à la nation Le volet social et la réduction des inégalités

Parmi les bonnes annonces pour 2016, le volet social et la question des inégalités sociales ont aussi été évoqués. extraits

Au titre de la solidarité nationale et de la réduction des inégalités sociales, 300 000 familles au total bénéficieront des Bourses de Sécurité familiale en 2016.
La Couverture Maladie universelle a permis de prendre en charge gratuitement deux millions  d’enfants de 0 à 5 ans. A ce jour, 600 mutuelles de santé ont été constituées.
Les prix de 270 médicaments ont été réduits ; 1000 agents, dont 500 sages-femmes ont été recrutés pour le compte du Ministère de la santé. Enfin, sur trois ans, nous avons acquis et distribué 150 ambulances, avec l’objectif d’en faire le double en 2016.
Mes chers compatriotes,
Pour l’année 2016, l’éducation et la formation resteront encore au cœur de nos priorités. Dans une société du savoir et du savoir-faire, je reste en effet convaincu  que l’éducation et la formation de qualité conditionnent le progrès des  Nations.
Aucun investissement n’est de trop pour réaliser une école pour tous, une école de qualité, une école viable, stable et pacifiée.
C’est dans cet esprit que le Gouvernement a procédé à la validation aux deux tiers des années de contractualisation et de vacation des corps émergents.
S’agissant des infrastructures scolaires, au cours des trois dernières années, nous avons réalisé 4 485 salles de classe dans l’élémentaire et 89 collèges. De plus, 5 lycées 42 blocs administratifs et 28 blocs scientifiques et techniques sont en cours de construction.
Grâce à ces efforts, nous avons ramené le pourcentage des abris provisoires de 18% en 2011, à 11% en 2015.
En soutien aux parents, j’ai décidé de rendre effective la gratuité du manuel scolaire pour l’enseignement élémentaire, pour un total de 5 400 000 livres.
Je tiens à féliciter ici le CEM d’Anambé Couta, dans la Région de Kolda, pour ses excellents résultats. Malgré son état d’abri provisoire, cet établissement s’est en effet distingué avec un taux de réussite de 100% à l’examen du BFEM pour ses 150 candidats. En récompense de son bel exemple, le CEM d’Anambé Couta sera entièrement construit et équipé.
L’Enseignement supérieur retient aussi  notre attention.
Avec la construction des nouvelles universités Amadou Makhtar Mbow de Dakar et El Hadj Ibrahima Niasse du Sine Saloum, le renouvellement des équipements et des plateaux techniques, nos investissements dans ce secteur  cumuleront à 302 milliards à la fin du PTIP 2015-2017.
Je félicite tous les acteurs et partenaires de l’Enseignement supérieur qui ont permis l’élaboration consensuelle du projet de Loi-cadre sur les universités publiques, récemment adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale.
Grâce à nos efforts concertés de réforme et d’investissement, notre système universitaire pourra garder intacte sa tradition d’excellence et rivaliser avec les meilleurs.
Le chemin de l’excellence, c’est celui qu’ont emprunté nos « Lionnes » du basket-ball, championnes d’Afrique pour la 11e fois, et notre équipe nationale de football des moins de 23 ans, vainqueur des derniers  Jeux Africains. Je leur renouvelle mes chaleureuses félicitations. Pour soutenir cette dynamique d’excellence, il sera édifié sur le site de Diamniadio un complexe sportif multifonctionnel de 15 000 places, avec des aires de jeu pour le basket-ball, le volleyball, le handball, la boxe et le patinage.
Mes chers compatriotes,
Au plan international, notre diplomatie nous a valu de réels motifs de satisfaction. En témoigne la brillante élection de notre pays au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Cette performance, qui s’ajoute à nos autres responsabilités africaines et internationales, conforte l’estime et la  confiance dont jouit notre pays.
Mes chers compatriotes,
Pendant plus de cinq décennies, les mécanismes institutionnels de notre pays, adossés à une maturité politique et citoyenne, ont donné corps à notre idéal de démocratie.
Mais un idéal reste toujours une réalité en construction. Notre propre expérience nous a, hélas, suffisamment renseignés sur la précarité du régime démocratique quand la Constitution qui en garantit la protection est-elle-même soumise à une instabilité permanente.
C’est pour mettre définitivement notre démocratie à l’abri d’une telle situation que, dès mon accession à la magistrature suprême, j’ai engagé des réformes visant à stabiliser la Constitution, asseoir la bonne gouvernance et consolider la démocratie et l’Etat de droit.
C’est notamment le sens des lois sur :
le Code de Transparence dans la Gestion des Finances publiques ;
la Cour des comptes ;
l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) ;
l’Acte III de la décentralisation, par la territorialisation des politiques publiques ;
la déclaration de patrimoine ;
la réforme de l’organisation judiciaire, visant à rapprocher la justice du justiciable. Et enfin, c’est aussi le sens de l’adhésion de notre pays à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE).
Dans le même esprit et en parfaite cohérence avec nos traditions d’ouverture et de dialogue politique, j’ai institué en mai 2013 une Commission nationale de réforme des institutions (CNRI), en lui demandant de mener des concertations sur la réforme des institutions, et de formuler toutes propositions visant à améliorer le fonctionnement des institutions, à consolider la démocratie, à approfondir l’Etat de droit et à moderniser le régime politique.

Michel DIEYE

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Michel DIEYE

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