Pour les cas d’abandon scolaire dans le département de Médina Yoro Foula, le Comité départemental de protection de l’enfance estime qu’en 2023 parmi plus de 300 cas recensés, 90% de ces abandons scolaires sont des filles.
Les efforts menés dans la scolarisation des jeunes filles dans le département de Médina Yoro Foula n’ont pas encore donné de résultats. Malgré les nombreuses campagnes menées en faveur de l’éducation des filles, Seydou Gadjigo, membre du Comité départemental de protection de l’enfance soutient que les cas d’abandon scolaire sont encore légion dans le département de Médina Yoro Foula.
« En 2002, c’est plus de 400 cas d’abandon scolaire qui sont enregistrés le département de Médina Yoro Foulah», chiffre M. Gadjigo qui ajoute que cependant, une tendance baissière est constatée en 2023 avec un peu plus de 300 cas recensés.
Parmi plus de 300 comptés dans le département de Médina Yoro Foula, il déclare que 90% de ces abandons scolaires sont des filles. Face à ses problématiques liées à la scolarisation, le membre du Comité départemental de protection de l’enfance pense que les mariages d’enfants constituent la principale cause de l’abandon massif des filles dans ce département en manque criant d’infrastructures et autres structures d’accueil et d’accompagnement.
Il faut noter aussi qu’ « autres causes d’abandon massif des filles des écoles, on peut retenir le phénomène des grossesses précoces et, dans une moindre mesure, le problème de tuteurs auquel certains élèves sont confrontés. Ces derniers viennent des villages distants de quelques kilomètres de leurs établissements d’accueil. D’ailleurs dans ce département de Médina Yoro Foulah, la plupart des élèves garçons et filles regagnent leurs établissements scolaires à vélo tous les jours à l’aller comme au retour ».
« Un exercice physique de pédaler tous les jours qui fait que certaines filles quittent facilement l’école. À ce jour, le département de Médina Yoro Foulah né du découpage administratif de 2008, compte deux lycées d’enseignement général et une dizaine de collèges d’enseignement moyen général », conclut le document
L’Info