Tenue avant-hier, vendredi, entre une trentaine de journalistes membres du Collectif des Journalistes Économiques du Sénégal (COJES) et le staff du Millennium Challenge Account Sénégal (MCA) , Dakar a abrité une riche matinée de formations et d’échanges sur la phase 2 d’un programme américain qui porte la noble ambition de réduire la pauvreté au Sénégal, à travers la connexion et l’accès ou l’amélioration de ‘l’accès à l’électricité, surtout pour l’intérieur du pays. Ouvert par Oumar Diop, le Directeur Général de MCA-Sénégal, cette session de partage-compte-rendu jalonnée de présentations et de questions réponses a apporté son éclairage sur le contexte, les objectifs, le processus et les jalons d’une vision qui porte déjà ses fruits.
A l’entame de ses propos, Oumar Diop, le Directeur Général de MCA-Sénégal, a livré une synthèse du Senegal Power Compact, dont la phase 2 est doté d’un financement ou don plus précisément de 600 millions de dollars, pour une durée de 5 ans, sous une nouvelle forme de GARE ou Gestion axée sur les résultats.
Magnifiant ce partenariat avec le Collectif des Journalistes Économiques du Sénégal (Cojes) et soulignant l’espoir sûr du partage de la bonne information, il est revenu sur les grands axes de ce projet qui s’aligne la politique énergétique de l’état sénégalais avec ses ambitions et résultats affichés portant sur l’amélioration et l’élargissement de l’accès à l’électricité, surtout en milieu rural.
Après une première phase ou premier compact avec des progrès réalisés en matière de croissance économique durable et de réduction de la pauvreté, notre pays qui aurait pu être classé parmi les meilleurs du monde, selon les critères du Millennium Challenge Account Sénégal (MCA), le Sénégal a été choisi parmi les bénéficiaires du deuxième compact, doté d’une mission de moderniser et de renforcer le réseau de transport de Senelec, l’élargissement de l’accès à l’électricité en milieu rural et périurbain et le Cadre favorable de renforcement de capacités des acteurs du secteur de l’électricité.
Avec ses critères rigoureux de choix, mais aussi de décaissement du financement, les présentations et éclairages des experts comme Saliou Seck, Pape Momar Lo, DG adjoint du MCA, ont permis aux journalistes de donner plus de crédit aux résultats dont se glorifie souvent l’état du Sénégal, dans le domaine énergétique. Avec son caractère inclusif, les populations des zones cibles sont impliquées et outillées, avec au-delà de la formation, des créations d’emplois.
Mais selon l’éclairage des présentateurs, loin d’être une stratégie uniquement américaine pour une réduction de la pauvreté via des jalons vers une croissance durable, c’est un partenariat gagnant-gagnant qui accompagne une vision de l’état du Sénégal avec des critères crédibles pouvant pousser même vers un arrêt des financements en cas de retard excessif ou incohérences notables.
Parmi les trois plans phares, figure aussi le Projet Transport avec la construction d’environ 30 km de lignes de transport souterraines de 225kV et de 16 Km de câble sous-marin de 225kV, mais aussi d’extension de postes à savoir 22 km de câble souterrain entre Kounoune et Patte-d’Oie, Kounoune et Cap des Biches, entre autres.
L’autre volonté porte sur une réforme devant aboutir à une fourniture de l’électricité en quantité et en qualité qui s’appuie un processus de planification participative du secteur de l’électricité.
L’état du Sénégal a formulé une vision à long terme pour le secteur de l’électricité, dont les principales caractéristiques comprennent une réorganisation opérationnelle du secteur. Avec le Millenium Challenge Corporation, son Projet Réforme va permettre de renforcer les lois, politiques et réglementations régissant le secteur de l’électricité au Sénégal, ainsi que les institutions responsables de leur mise en œuvre, comme la Senelec, le régulateur Commission de Régulation du Secteur de l’Energie, et le Ministère en charge de l’Energie.
Autre présentation, autre ambition affichée et pas des moindres, le Projet Accès qui vise à accroître les taux d’accès et de consommation d’électricité, à faciliter les possibilités d’activités génératrices de revenus dans ces régions et à améliorer la compréhension de l’efficacité énergétique.
Trop lourdes pour une seule matinée de formations et d’échanges, ces riches présentations ont été suivies de plusieurs séries de questions-réponses. Et de ce dynamisme émerge même la nécessité de tenir des séminaires et d’autres séances avec le Collectif des Journalistes Économiques du Sénégal (Cojes), pour plus d’éclairages et de larges partages des jalons d’une noble ambition, sur cette coopération entre le Sénégal et les Etats-Unis.
D’autant plus que parmi les résultats attendus de cet atelier figure la volonté de voir les journalistes être à même de diffuser la bonne information sur le Compact auprès des acteurs, des bénéficiaires et du grand public, mais aussi d’établir les bases saines d’une solide collaboration avec les professionnels des médias…