Vox populi -À la prise de l’arrêté du Gouverneur de Dakar portant Transit et déchargement des véhicules gros porteurs à la Gare des gros porteurs de Diamniadio, s’en est suivie une série d’initiative de la directrice générale de la Société d’Exploitation du Marché d’intérêt national et de la Gare des gros-porteurs (SEMIG), Fatoumata Niang Ba.
Initiatrice d’une rencontre avec les représentants de différents marchés de Dakar (Thiaroye, Sandiniéry, Gueule-Tapée), elle en a profité pour évoquer les difficultés qui freinent le développement de l’infrastructure qu’elle dirige.
Laquelle, rappelle-t-elle, a ouvert ses portes depuis 2019. Au cours de cette rencontre, les acteurs (commerçants de fruit ou de légumes) ont mis le doigt sur le problème d’accessibilité, a signalé la DG de la Semig.
«Depuis son accession au pouvoir le chef de l’Etat Macky Sall a toujours privilégié le dialogue. C’est ce que nous allons faire dans ce cas de figure. Avant la signature de cet arrêté du gouverneur de Dakar, on a tenu des discutions avec les acteurs concernés. Il y a trois semaines, le gouvernement lui-même a organisé une rencontre avec tous ces à acteurs . Ils ont eux-mêmes pris des décisions qui ont abouti à la publication de cet arrêté. Ils ont été tous d’accord . Même s’ils ont demandé la baisse des tarifs pour entrer dans le marché», a dit Fatoumata Niang Ba.
A l’en croire, les acteurs avaient été informés des prix qui allaient être fixés lorsque des mesures idoines seront mises sur place.
«Maintenant la décision est là. Il faut l’appliquer. Car, c’est une décision concertée. Ceux qui disent qui ne sont pas au courant, ce n’est pas de notre niveau», a-t-elle souligné.
Selon elle, des discutions ont eu lieu avec les «récalcitrants» du marché Syndicat de Pikine . «Je suis allée vers eux, après leur sortie dans la presse. On a eu des échanges. Je leur ai clairement dit que nous sommes là juste pour leurs intérêts et le développement du secteur. Le président de la République ne peut pas investir ici 55 milliards pour construire cette infrastructure et qu’on la laisse ainsi. C’est pour développer le secteur horticole après des pertes colossales constatées», a-t-elle indiqué. Des pertes causées, selon elle, «par le manque de moyens de conservation. Alors, si l’Etat décide de mettre en place ce bijou pour vous soulager, c’est une chose à saluer» leur a-t-elle dit.
Les produits qui viennent en vrac à Dakar, la directrice de la Semag en a parlé. «Il faut prendre des mesures à la base. Ce sont des produits comme la banane et le ‘’maad’’. Ils sont très périssables. Alors, il faut que les producteurs prennent la peine de prendre les précautions idoines avant de les mettre dans les camions. Mais nous, à notre niveau, nous sommes disposés à discuter avec tous les acteurs. Nous sommes prêts à tout faire pour la réussite de ce projet», dit-elle.
Cette dernière a tenté de rassurer les acteurs du secteur. «Bientôt, les infrastructures routières seront disponibles. La société en charge des travaux est à pied d’œuvre pour finir à temps les routes et le pont qui va faciliter l’accès même si des gros porteurs ont l’accès facile qui est d’ailleurs gratuit du 10 janvier jusqu’à février 2024».
Pour rappel , les gros porteurs transportant des fruits, légumes et autres à destination de Dakar ont été tenus depuis le 1er janvier 2024 , de faire une halte à Diamniadio pour décharger leurs marchandises.