Le Groupe d’Initiatives des Femmes (GIF) a exprimé sa vive inquiétude face à la situation critique des populations touchées par les récentes crues des fleuves Sénégal et Gambie. Dans un communiqué publié le 20 octobre 2024, le GIF s’est particulièrement alarmé du sort des femmes des départements de Kédougou, Tambacounda, Goudiry, Bakel, Matam, Podor, Dagana et Saint-Louis. Ces inondations ont causé des dégâts considérables, détruisant des habitations, des milliers d’hectares de cultures de riz, de maïs et de mil, ainsi que des stocks de vivres et du bétail.
Les femmes et les enfants, premières victimes
Portant le plaidoyer, Penda Diouf Seck, Présidente du Groupe d’Initiatives des Femmes alertent que les femmes et les enfants figurent parmi les plus affectés par ces catastrophes. Certaines ont même été contraintes d’accoucher dans l’eau, tandis que d’autres peinent à accéder à l’eau potable, aux services sociaux de base ou aux terres agricoles. Par ailleurs, de nombreux enfants restent privés d’école à cause des inondations, renforçant ainsi les vulnérabilités sociales dans ces zones déjà précaires.
Solidarité avec les sinistrés et mise en garde sur la sécurité alimentaire
Le GIF a salué les efforts de l’État et les initiatives d’aide aux sinistrés, tout en exprimant sa solidarité avec les populations en détresse. Il a mis en garde contre les menaces pesant sur la sécurité alimentaire, sanitaire et environnementale, soulignant le risque de déstabilisation de la cohésion sociale.
« Les femmes, en raison de leur exposition accrue aux effets du changement climatique, doivent être au cœur des stratégies de résilience », a insisté le GIF.
Appel à l’action pour une transition écologique et sociale
Le GIF a exhorté l’État à intégrer une approche sensible au genre dans ses plans de réponse aux risques climatiques. Il a appelé à des investissements concrets en faveur d’une transition écologique et sociale, ainsi qu’à un financement climatique tenant compte des réalités de genre.
Le communiqué invite également la société civile, le secteur privé et tous les acteurs sociaux à se mobiliser aux côtés des autorités pour soutenir les populations, notamment les femmes et les enfants, confrontées à cette catastrophe.