Darou Rahman 2 est une vaste localité nichée entre la commune de Yeumbeul Nord (Pikine) et la commune Wakhinane Nimzatt (Guédiawaye), où crèchent de nombreuses âmes. Mais dans cette partie de la lointaine banlieue, il ne fait trop bon vivre. Les populations sont étranglées par de nombreuses difficultés. Elles ont pour nom : insécurité, inondations, enclavement, manque d’éclairage public etc.
«Si vous regardez bien, vous ne verrez pas de poteaux électriques. Les poteaux qui existaient dans notre quartier ont été enlevés et amenés vers on ne sait quelle destination», déplore Daouda Gningue.
À l’en croire, l’absence d’éclairage public fait que les agresseurs dictent leur loi dans leur localité. «Les agressions sont monnaie courante. Car le quartier est très obscur. Les femmes et les jeunes filles sont les principales cibles des malfrats. Ça, nous en avons assez», lâche-t-il.
Depuis les fortes pluies aussi, de nombreuses concessions sont inondées. «Si vous faites le tour, vous vous rendrez compte que beaucoup de familles sont toujours dans les eaux. Les gens souffrent énormément. Ce que nous ne comprenons pas, c’est le manque de soutien des autorités locales.
Le maire Daouda Ndiaye n’est même venu ici pour s’enquérir de nos souffrances», se lamente farouchement Lama Diallo, une mère de famille. Les populations, après avoir fait un recensement de plus de 200 maisons de Darou Rahman 2 extension, ont créé un nouveau quartier, appelé Médine, né des flancs de Darou Rahman 2.
Cependant, depuis plus de six (06) mois elles courent après le maire Daouda Ndiaye pour le processus de reconnaissance, mais elles ne parviennent pas à le rencontrer. «Ce qui nous préoccupe, nous les habitants, c’est le développement de notre quartier. Nous y sommes avec ou sans reconnaissance», fulmine Daouda Gningue, pressenti futur délégué de quartier de Médine. Les populations ont tenu une assemblée générale pour décrier leur mal vivre.
Tribune