Insultes, bagarres et violences entre députés : Les craintes de Thierno Alassane Sall, député non inscrit de Aar Sénégal

«Depuis l’ouverture de l’Assemblée le 12 septembre, ion voit ce genre de choses», a regretté Thierno Alassane Sall à la suspension de séance suite à cette séance de pugilat.

Pourtant, pense-t-il, «l’Assemblée est un lieu d’échanges et de débats où on vient poser les problèmes et préoccupations des populations et y trouver des solutions en discutant avec le gouvernement. On peut avoir des divergences de vue – comme vous le constatez je n’ai pas la même vision que le gouvernement, mais on doit avoir la possibilité de s’exprimer. Si on ne l’a pas, c’est la remise en cause de notre présence ici. Et maintenant, on n’arrive plus à s’exprimer parce que ce ne sont que des insultes et des bagarres de tous les côtés».

Seulement, indique-t-il, «ceux qui sont dans cette salle ont chacun, des leaders qui les ont envoyés ici, des partis politiques comme Taxawu Sénégal, PASTEF, PDS, APR. Le gouvernement et le parti au pouvoir sont les premiers à être responsables pour qu’il y ait la sécurité».

Ce qu’il redoute, c’est que «quand la situation en arrive à ce stade où l’assemblée nationale est discréditée, c’est un risque majeur pour le Sénégal. Pourquoi veut-on que quand l’Assemblée nationale est ainsi, que le gouvernement est comme il est, que l’armée soit là sagement assise à regarder. Si ça continue, comme dans les pays où cela s’est aussi poursuivi, l’armée finira par dire que ceux-là à qui on a confié les destinées du pays jouent, prenons nos responsabilités».

Donc pour ne pas aller dans ce sens il demande «de ne pas suivre les provocateurs qui veulent créer un chaos permanent. Parce que ce serait comme si on veut participer à ce chaos pour que l’armée s’en mêle».

«Si le Sénégal a été épargné des coups d’Etat et des problèmes, comme cela se passe dans d’autres pays d’Afrique, c’est que les hommes politiques ont eu une certaine posture. Mais les insultes et les bagarres, c’est de tous les bords. Il y en a qui sont plus virulents. J’ai eu à dénoncer cette dame parce qu’elle m’attaque en permanence, mais ça ne doit pas être des affaires personnelles. On doit, à un moment donné, s’élever et regarder la nation et savoir la solennité de ce lieu et ne pas être dans ce registre de pugilats des deux côtés. Je m’attends à tout entendre après mes propos, mais c’est le Sénégal qui est dans une situation telle… On a entendu quelqu’un dire à un ministre qu’il ment. Mais qui a le droit de dire ça un ministre ? En tant que député dans l’Hémicycle, on doit avoir de la considération pour tous les citoyens qui sont d’égale dignité surtout des chefs religieux, le président de l’Assemblée, les députés…».

Mais se désole-t-il : «apparemment, ce qui se passe, je ne pense pas que cela puisse avoir une solution ici. Le président de l’Assemblée est dépassé, les présidents de groupe parlementaire sont dépassés, nous tous sommes dépassés. Maintenant si leurs leaders pensent au pays, savent que là où on va n’est pas bon, qu’ils prennent leurs responsabilités et parlent à leurs responsables pour améliorer les comportements».

 

«Depuis l’ouverture de l’Assemblée le 12 septembre, ion voit ce genre de choses», a regretté Thiierno Alassane Sall à la suspension de séance suite à cette séance de pugilat.

Pourtant, pense-t-il, «l’Assemblée est un lieu d’échanges et de débats où on vient poser les problèmes et préoccupations des populations et y trouver des solutions en discutant avec le gouvernement. On peut avoir des divergences de vue – comme vous le constatez je n’ai pas la même vision que le gouvernement, mais on doit avoir la possibilité de s’exprimer. Si on ne l’a pas, c’est la remise en cause de notre présence ici. Et maintenant, on n’arrive plus à s’exprimer parce que ce ne sont que des insultes et des bagarres de tous les côtés». Seulement, indique-t-il, «ceux qui sont dans cette salle ont chacun, des leaders qui les ont envoyés ici, des partis politiques comme Taxawu Séné­gal, PASTEF, PDS, APR. Le gouvernement et le parti au pouvoir sont les premiers à être responsables pour qu’il y ait la sécurité».

Ce qu’il redoute, c’est que «quand la situation en arrive à ce stade où l’assemblée nationale est discréditée, c’est un risque majeur pour le Sénégal. Pourquoi veut-on que quand l’Assemblée nationale est ainsi, que le gouvernement est comme il est, que l’armée soit là sagement assise à regarder. Si ça continue, comme dans les pays où cela s’est aussi poursuivi, l’armée finira par dire que ceux-là à qui on a confié les destinées du pays jouent, prenons nos responsabilités».

Donc pour ne pas aller dans ce sens il demande «de ne pas suivre les provocateurs qui veulent créer un chaos permanent. Parce que ce serait comme si on veut participer à ce chaos pour que l’armée s’en mêle». «Si le Sénégal a été épargné des coups d’Etat et des problèmes, comme cela se passe dans d’autres pays d’Afrique, c’est que les hommes politiques ont eu une certaine posture. Mais les insultes et les bagarres, c’est de tous les bords. Il y en a qui sont plus virulents. J’ai eu à dénoncer cette dame parce qu’elle m’attaque en permanence, mais ça ne doit pas être des affaires personnelles.

On doit, à un moment donné, s’élever et regarder la nation et savoir la solennité de ce lieu et ne pas être dans ce registre de pugilats des deux côtés. Je m’attends à tout entendre après mes propos, mais c’est le Sénégal qui est dans une situation telle… On a entendu quelqu’un dire à un ministre qu’il ment. Mais qui a le droit de dire ça un ministre ? En tant que député dans l’Hémicycle, on doit avoir de la considération pour tous les citoyens qui sont d’égale dignité surtout des chefs religieux, le président de l’Assemblée, les députés…».

Mais se désole-t-il : «apparemment, ce qui se passe, je ne pense pas que cela puisse avoir une solution ici. Le président de l’Assemblée est dépassé, les présidents de groupe parlementaire sont dépassés, nous tous sommes dépassés. Maintenant si leurs leaders pensent au pays, savent que là où on va n’est pas bon, qu’ils prennent leurs responsabilités et parlent à leurs responsables pour améliorer les comportements».

 

Vox Populi

Oumou Khaïry NDIAYE
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