Keur Soce – Gestion dite «Nebuleuse» du Maire : Un groupe de conseillers décide de porter plainte

Pour abus de confiance, escroquerie et détournement de deniers publics, un groupe de douze (12) conseillers de la commune de Keur Soce, environ une vingtaine de kms au sud-ouest de Kaolack, décide de porter plainte contre leur maire Malick Ndiéguène

Mais avant d’en arriver à ce stade, ils exigent la descente sur le terrain des services comme l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) et les autres services de contrôle de l’Etat pour enquêter sur cette affaire. Lors d’un point de presse tenu dans leur village, ces conseillers municipaux disent avoir constaté que depuis 2014, « la gabegie, la spoliation des terres et autres malversations financières s’amplifient de plus en plus au niveau municipal ».

C’est pourquoi ils décident non seulement de porter cette affaire en justice, mais d’annuler la candidature de leur édile pour les prochaines élections locales du 23 janvier 2022. Même s’ils reconnaissent avoir été tributaires et signataires des nombreux votes de budget effectués au Conseil municipal, ces élus locaux de Keur Socé affirment avoir constaté qu’à chaque fois qu’ils se livrent à un tel exercice, ces formes de détournement d’objectif et autres abus sur les deniers publics reviennent à la charge du maire. Aujourd’hui, ils disent avoir voté pas moins de 100 millions de francs qui n’ont nullement impacté sur la vie des populations, encore moins sur le programme de développement local de leur commune.

Ainsi, arguent-ils dans le volet social, un budget de 11,3 millions de francs a été voté pour soutenir les étudiants ressortissants de Keur Socé et en activité dans les universités de Dakar, Saint- Louis, Ziguinchor, Thiès et Bambey. Au bout du compte, seuls 6 millions de Frs leur sont parvenus.

Pour les Associations sportives et culturelles (Asc) 11,5 millions de Frs ont connu une délibération municipale sans succès majeur car, c’est seulement à deux reprises que le maire a réagi en offrant la maudite somme de 40.000 frs à chacune d’entre elles.

Concernant la gestion des inondations et autres catastrophes naturelles ou provoquées, comme les incendies des villages de Batra Diallo, Pathé Malick, et les inondations dans la collectivité de Dabane Bambara, les populations de ces localités sont souvent sevrées de toute assistance matérielle ou financière. Parfois, elles se voient affecter des sommes dérisoires de 15.000 frs, et quelques sacs de ciment en guise de soutien.

A cela s’ajoute la vente de plus de 300 parcelles dans les villages de Daga Sambou et Kouthiey sans notification de versement aucune, ni autre papier justificatif de ces transactions. Il faut cependant préciser que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase advenu lorsque le maire de leur commune a pris la ferme décision de se séparer des nombreux partenaires au développement implantés à Keur Socé et qui refusaient de se soumettre à son « diktat »

Sudonline

Pape Ismaïla CAMARA
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