Mali : des dirigeants de la CEDEAO attendus pour une mission de la paix

Quatre dirigeants de la CEDEAO – les présidents Macky Sall du Sénégal, Mahamadou Issoufou du Niger, Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire et Nana Akufo Addo du Ghana sont attendus à Bamako le jeudi 23 juillet, dans la continuité des efforts régionaux pour mettre fin à la crise politique au Mali, ont indiqué des sources officielles.

Ce mouvement fait suite à plusieurs jours de médiation de l’envoyé de la CEDEAO au Mali, l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, qui a dévoilé dimanche à Bamako les recommandations de sa délégation, qui ont été rejetées par la coalition d’opposition M5-RFP.

L’équipe dirigée par Jonathan a proposé la mise en place d’un gouvernement d’unité et la reconstitution de la Cour constitutionnelle, entre autres.

Mais l’opposition a appelé à la poursuite des manifestations de rue anti-gouvernementales, insistant sur la dissolution du Parlement et la démission du président Ibrahim Keita.

Plus d’une douzaine de vies ont été perdues lors des manifestations avec les groupes d’opposition accusant également le gouvernement Keita d’avoir arrêté plusieurs de leurs dirigeants.

Soumaila Cisse, leader vétéran de l’opposition a disparu après son enlèvement en mars par des inconnus.

Le Mali a été sous le siège des terroristes et des djihadistes opérant dans la région du nord troublée du pays qui luttent pour l’indépendance.

L’insécurité s’est étendue au centre du Mali et au-delà de ses frontières aux pays voisins.

Au fait, le président Ouattara, qui fait partie de la dernière mission de paix au Mali, a également de graves problèmes politiques dans son propre pays avec incertitude sur l’élection présidentielle prévue le 31 octobre.

Au cours des trois dernières semaines, la Côte d’Ivoire a perdu son premier ministre Amadou Coulibaly, candidat oint à la présidentielle du parti au pouvoir, tandis que le vice-président Daniel Duncan a également soudainement démissionné.

On ne sait pas si Ouattara reviendrait sur sa parole de ne pas se présenter pour un troisième mandat en octobre, une décision qui pourrait rallumer les divisions ethno-religieuses et démographiques du pays.

Momar Diack SECK
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