La ministre des Armées Florence Parly a confirmé ce vendredi soir que l’émir Abdelmalek Droukdal et plusieurs de ses collaborateurs ont été «neutralisés».
L’armée française vient de remporter une victoire symbolique importante dans sa lutte contre les formations djihadistes qui gangrènent le nord du Mali. Alors qu’un effort supplémentaire a été demandé depuis le mois de janvier à l’opération Barkhane (lancée dans la foulée de l’opération Serval en 2014), l’élimination d’un important leader terroriste va déstabiliser sérieusement ces organisations.
Lorsque Florence Parly s’exprime jeudi devant la commission défense de l’Assemblée nationale, Abdelmalek Droukdal est déjà mort. L’armée française déployée au Sahel dans le cadre de l’opération Barkhane a «neutralisé» la veille, le 3 juin, l’émir d’Al-Qaida au Maghreb islamique «et plusieurs de ses collaborateurs lors d’une opération dans le nord du Mali».
Mais la ministre des Armées ne l’a annoncé que vendredi soir. «Le combat essentiel pour la paix et la stabilité dans la région vient de connaitre un succès majeur», a-t-elle commenté sur Twitter. Abdelmalek Droukdal «commandait l’ensemble des groupes qaidistes d’Afrique du Nord et de la bande sahélienne dont le JNIM, l’un des principaux groupes terroristes actifs au Sahel», a-t-elle ajouté.
Jusqu’à présent, l’état-major français s’est toujours refusé à tenir une comptabilité des djihadistes «neutralisés» sur le terrain, considérant que la «victoire» militaire passait par une autre voie : le retour de l’Etat malien sur l’ensemble de son territoire. Dans ce contexte, si l’élimination des leaders djihadistes constitue un succès, elle ne signifie pas un coup d’arrêt aux mouvements terroristes qui nourrissent leurs d’abord de conflits locaux, ethniques, pastoraux ou encore sociaux.
S.lefigaro.fr