« Pape Ndiaye a trop duré en taule ! » : indignée la CAP vent debout pour sa libération !

Le Sénégal s’apprête, à l’instar de la communauté internationale, à célébrer la journée mondiale de la liberté de la presse prévue le 3 mai de chaque année. Notre pays risque encore de s’illustrer de la pire des manières.

En effet, pour la première fois de l’histoire du Sénégal, depuis de très longues années, cette date très symbolique pour tous les acteurs des médias va trouver un journaliste en prison. Notre confrère et chroniqueur judiciaire, Pape Ndiaye bouclera ainsi deux (2) mois de détention, a indiqué dans un communiqué, la Coordination des associations de presse (CAP).

Selon la Coordination, les faits pour lesquels le journaliste du groupe Walfadjri est en prison méritaient tout au plus un démenti, un communiqué du parquet ou une saisine du Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les médias (CORED).

Le Tribunal des pairs du CORED n’aurait aucun mal à sanctionner sévèrement le confrère si véritablement il est fautif. La Coordination des Associations de Presse est très préoccupée par cette situation et s’inquiète de la forte propension des autorités étatiques à priver de liberté des professionnels des médias, en dépit des engagements du Chef de l’Etat, Macky Sall qui disait sur la scène internationale que « durant son magistère à la tête du pays, jamais un journaliste ne sera emprisonné ».

Sur le cas Pape Ndiaye, la CAP a volontairement pris l’option de ne pas mettre de l’huile sur le feu. L’atmosphère politico-sociale est très chargée avec des tensions qui peuvent constituer une menace pour la stabilité de notre cher pays. Ainsi, elle a privilégié la voie du dialogue et des négociations. C’est ainsi que des rencontres avec des autorités politiques et judiciaires ont été sollicitées. Des courriers ont été également transmis à tous ces responsables publics concernés par le dossier.

La CAP se désole que les promesses et les engagements pris tardent à se matérialiser. La grève d’une partie des travailleurs de la Justice semble en être l’obstacle. C’est ainsi que les organisations faitières membres de la CAP n’excluent pas, après le 3 mai prochain, d’enclencher un intense plan d’action pour obtenir la libération de Pape Ndiaye.

Elle ne comprend et ne peut accepter que le journaliste soit maintenu en prison pour une information judiciaire alors que les propos qu’il a tenus sont clairs, disponibles et ne nécessitent aucune enquête supplémentaire. Tout au plus, cette affaire relève du flagrant délit.

Le Mandat

Mamadou Nancy Fall
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