Passeports diplomatiques : la mafia au sommet de l’Etat (Seybani Sougou)

L’affaire des passeports diplomatiques est un énorme scandale d’état. Dans une démocratie digne de ce nom, cette affaire aurait entrainé des élections anticipées.

 

Invité de l’émission Essentiel diffusée sur la SEN TV, Doudou Wade, Ancien Président du Groupe Parlementaire Libéral et Démocratique a fait une révélation extrêmement grave qui fait froid dans le dos : une personne endettée aurait proposé au créancier, un passeport diplomatique comme moyen de remboursement.

 

C’est assurément, le summum en matière de déliquescence d’un Etat. On atteint les bas-fonds de l’ignominie pour ce régime.

Les autorités françaises ont pris l’exacte mesure de cette affaire et ont annoncé une enquête pour situer les responsabilités.

ll sera extrêmement difficile (pour ne pas dire impossible) pour le régime de Macky Sall d’étouffer l’affaire ou de fournir de fausses informations à l’état français qui dispose de canaux et des moyens pour établir la vérité. Macky Sall est mieux placé que quiconque pour le savoir.

Ne nous y trompons pas : le mutisme de l’état est un signe de faiblesse, un aveu de culpabilité et traduit une véritable panique du régime.

Les conséquences pour les détenteurs de passeports diplomatiques seront terribles, malheureusement.

Tous les passeports diplomatiques délivrés indûment doivent être restitués et invalidés, sans délai ».

Tous ceux qui détiennent un passeport diplomatique et qui n’en ont pas droit risquent gros s’ils foulent le sol européen ou les USA.

Les 2 députés passeurs et tous les membres de ce réseau criminel doivent être poursuivis, et placés sous mandat de dépôt, le temps de l’instruction (sans aucune possibilité d’obtenir une liberté provisoire).

Un audit du nombre de passeports diplomatiques en circulation est un impératif, suivi de mesures fortes de rationalisation dans leur octroi.

L’article 3 de la convention signée le 1er août 1995 entre la France et le Sénégal, relative à la circulation et au séjour des personnes, et le décret n° 2002-337 du 5 mars 2002 portant sa publication dispose que « Sont dispensés du visa, les membres du Gouvernement et les titulaires de passeports diplomatiques ».

L’alinéa 3 de l’article 15 précise que « ladite convention pourra faire l’objet d’une dénonciation qui devra être notifiée par la voie diplomatique six mois avant l’expiration de chaque période ».

Le régime doit agir vite et faire le ménage dans les plus brefs délais, car le Sénégal est dans la mélasse.

Les mesures drastiques prises par la France à l’égard des ressortissants de l’Algérie, de la Tunisie et du Maroc devraient inciter le « lion qui dort » au réveil.

Cordialement

Seybani Sougou

webmaster

Author

webmaster

Up Next

Related Posts