Vox Populi-En marge de cette rencontre, le Professeur Gueye, figure de proue de la plateforme citoyenne, est revenu sur les négociations tendant à pousser le scrutin au 15 décembre 2024.
Se rendant à l’évidence, le constitutionnaliste est d’avis que l’élection ne pourra pas se tenir à date échue. Selon l’universitaire, un rajustement est inévitable, mais tout en restant dans les limites du calendrier électoral.
«Les négociations ne nous concernent pas vraiment. Nous sommes dans une logique citoyenne. Nous faisons focus sur l’élection présidentielle et sur le respect du calendrier électoral et de la Constitution.
Toutefois, Il sera difficile d’organiser l’élection le 25 février. Il y aura forcément des ajustements. S’ils (NDLR : les politiques) arrivent à s’entendre sur des ajustements, ceux-ci doivent être faits à l’intérieur de la limite qui est, pour nous, du 02 avril 2024 », dira-t-il.
Et le président du Collectif des organisations de la société civile pour les élections (COSCE) d’ajouter : «Et si le second tour devrait enjamber le 02 avril, nous sommes des légalistes, il faut en ce moment s’en référer à la constitution qui prévoit dans un tel cas que c’est le président de l’Assemblée nationale qui va organiser des élections, dans un délai de quatre-vingt-dix (90) jours. Donc, pour nous, il faut rester dans les limites de la Constitution et du calendrier électoral».