Le Sénégal procède, du 24 avril au 15 mai, au premier recensement général du bétail (bovins, ovins, caprins, volailles, etc.) sur l’étendue du territoire national. Pour une réussite de cette campagne, le ministère de l’Élevage et des Productions animales déroule depuis plusieurs mois une campagne de sensibilisation des éleveurs pour leur expliquer les motivations et les inciter à s’approprier ce processus.
À l’étape de Mbour, une séance d’explication s’est tenue, mercredi dernier, au Cdeps qui a servi de cadre à des échanges entre parties prenantes.
« Détenteurs du bétail, nous voulons que les éleveurs comprennent l’importance du recensement, mais aussi qu’ils puissent se l’approprier afin que le travail se fasse dans de meilleures conditions », a dit Ousseynou Dia, membre de la Cellule d’études, de planification et de suivi-évaluation du ministère.
Dia ajoute que l’activité de sensibilisation vise également à faire des organisations d’éleveurs, des relais auprès de leurs pairs. Les objectifs visés par les autorités dans cette opération prennent en compte les préoccupations des acteurs, selon Aliou Dia, secrétaire général du Syndicat unique des éleveurs du Sénégal (Sues).
Selon lui, l’absence d’un recensement était un frein au développement du secteur. « L’État n’a pas de données, les éleveurs n’en ont pas. Alors que l’État a mis en place la Stratégie nationale de souveraineté alimentaire qui vise une autosuffisance alimentaire avec 300 milliards de FCfa prévus pour l’élevage. Le Président a également signé le décret portant Code pastoral. Aussi, l’État commande des vaccins qui ne suffisent pas souvent. Tout cela mérite qu’on procède à ce recensement pour quantifier le bétail », a-t-il estimé, précisant que l’objectif est de « sortir du désordre constaté dans le secteur ».
Le Soleil