Relations incestueuses Ces histoires scandaleuses étouffées dans les ménages…

L’inceste a atteint des proportions insoupçonnées dans notre société  en pleine mutation. Des cas sont de plus en plus fréquents au sein des familles qui, pour des questions de « soutoureu (pudeur) », préfèrent toujours étouffer l’affaire. Nombreuses sont des familles qui brandissent l’argument selon lequel « le linge sale se lave en famille », loin des oreilles et regards indiscrets. Avec le cœur meurtri  et plein de chagrin, certaines victimes et proches se souviennent des moments durs, des plaies qui peinent à se cicatriser.

Il est 12 heures, dans un grand jardin public à quelques encablures d’un grand lycée de la place. A ce moment précis, la chaleur est au rendez-vous. Les rayons ardents du soleil, obligent les gens à choisir les bancs publics sous l’ombre des arbres. Ici les cris des oiseaux déchirent le calme apparent qui règne dans les lieux.

A cette heure de pointe, la circulation est tellement dense, occasionnant des embouteillages monstres et des coups de klaxons énervants. C’est dans cet endroit que Fary, une femme victime d’un acte incestueux  nous a fixé rendez-vous qui tarde.

C’est après une heure d’attente, que cette belle femme qui incarne la noirceur d’ébène,  se pointe à l’horizon. Habillée d’un body et d’un Jeans serrés, laissant apparaître toute une belle forme physique, elle se dirige tout droit vers nous.

Avant tout acte, elle a tenu à présenter ses excuses pour son retard dû aux embouteillages monstres que connait la ville à pareille heure.

« Je pense que le moment est venu pour me libérer de ce lourd fardeau. Je n’ai jamais raconté à personne et même mes parents ne sont pas au courant de ça. J’avais 13 ans à l’époque des faits. Vous savez, nous avons une très grande maison où mon père et son petit frère, les deux héritiers de leurs parents, vivent avec leur famille. Je m’entendais très bien avec mes cousins et cousines avec qui nous partageons la même maison », témoignant Fary,très émue.

Elle marque une pause devant ce souvenir douloureux, ce qui  la pousse à pleurer quelques minutes, tandis que nous lui demandons de restons forte, avant de sécher ses larmes.

 

Votre serviteur a dû la supplier se contenir, lui expliquant que tout appartient au passé pour que l’entretien puisse se dérouler sans problème. Oui, certains souvenirs replongent souvent les gens dans une grande tristesse.

Ayant retrouvé sa sérénité, elle poursuit calmement : « Comme j’avais l’habitude de venir dans la chambre de l’un de mes cousins pour me reposer. Un jour, je dormais dans sa chambre et il est venu s’allonger sur moi en commençant à m’embrasser à la bouche. Je me suis débattue mais il était plus fort que moi. Il a réussi à me fermer la bouche et bizarrement personne n’a entendu le remue-ménage. C’est ainsi qu’il m’a maîtrisée et a abusé de moi. Après sa sale besogne, il m’a menacée de mort si jamais j’en parle à  quelqu’un. »

Elle marque une pause et poursuit : « Je suis sortie comme si je n’avais mes esprits, je me nettoyais machinalement comme dans un mauvais rêve. Ce jour-là, je ressentais des douleurs atroces quand j’allais aux toilettes pour uriner. A l’heure où je vous parle, aucun membre de ma famille n’est au courant de l’affaire. Il m’a encore violée  une seconde fois en mer durant une sortie en famille. Il m’a amenée presque à une certaine distance dans la mer avec l’aide d’une chambre à air. Et il a abusé de moi pendant longtemps en me disant qu’il ne va hésiter à me tuer jamais j’en parle à quelqu’un. Aujourd’hui, mon cousin sans scrupule, est mariée et père de quatre filles. Je me demande et si ces filles connaissaient le monstre qui est leur père… ».

La belle Fary  (non d’emprunt bien-sûr) entend garder son secret pour éviter l’éclatement de leur famille.

« Je ne vais rien dire à mes parents parce que je veux sauvegarder la grande famille. Mon père et son frère s’entendent très bien à tel point que je ne veux pas gâter cette belle entente. Cependant le jour où un homme souhaite me marier, je lui dirai à l’avance que j’ai été victime de viol. Il m’a pris ce qu’il y a de si précieux chez la femme », confie la victime.

Comme Fary beaucoup de victimes se réfugient dans un silence lourd pour l’honneur de la famille, pour leur réputation, pour que l’opinion ne soit pas au courant. Pourtant des témoignages qui en disent long sur le phénomène sont devenus monnaie courante. Certains radios surtout ouvrent incognito leurs micros aux victimes qui se lâchent. 

Certaines filles tombent enceinte !

Malheureusement aussi fruits de ces actes, beaucoup de filles sont tombées enceinte à cause de ces relations incestueuses.

« Mon  frère de même père et même mère a abusé de ma fille qui, chaque soir partait dans sa chambre pour la nettoyer. Il entretenait avec elle des rapports sexuels en la menaçant de la tuer si jamais elle évoque son nom. Pendant longtemps, il continuait à entretenir des relations sexuelles avec elle sans que personne ne sache. C’est lorsque ma fille est tombée enceinte qu’on a découvert que c’était lui l’auteur de la grossesse. Ma vie a failli basculer ce jour-là. Mon frère s’est enfui en me laissant dans une situation incroyable. Je ne peux plus lever la tête devant la famille de mon mari », confie une mère.

« Ma propre fille et son demi-frère… »

Cette histoire toute aussi renversante est celle d’ne autre mère de famille qui raconte l’histoire de sa propre fille et du demi-frère.

« Je suis une femme divorcée. Et chaque week-end, je laisse partir ma fille chez son père où il y a ses demi-sœurs et frères. Depuis qu’elle fréquentait  la maison de son père le week-end, elle a commencé à entretenir des relations sexuelles avec son demi-frère qui est plus âgée qu’elle. Ma fille me dit que son demi-frère   la menaçait tout  le temps de mort si elle parle de l’affaire. C’est ainsi qu’elle est tombée enceinte. Après l’avoir bombardée de questions, elle m’a donné le nom de son demi –frère. Je voulais porter l’affaire au tribunal mais ce sont mes parents qui m’ont dissuadée. Ils disent qu’il y va de la réputation de ma fille ».

« Le fils de ma coépouse …»

Comme si c’est dans les familles nombreuses seulement que ce genre de scandale éclate, une troisième femme, mère de famille explique aussi :

« Je sais que ma fille n’est pas mauvaise. C’est le fils aîné de ma coépouse qui passe tout son temps à fumer du chanvre indien qui s’est introduit à deux reprises dans sa chambre pour la violer à notre insu. Ma fille m’a dit que son demi-frère la menaçait de s’en prendre à sa vie si la vérité éclate. Et à force de la terroriser, elle s’est laissée faire. Et c’est le jour où elle est tombée enceinte que la vérité a éclaté. C’est ainsi que mon mari a répudié ma coépouse et chassé le fils de ce dernier, auteur de la grossesse de ma fille. Ma fille a finalement perdu son enfant et elle est traumatisée à cause de cette affaire ».

« Amoureuse de son propre frère… »

L’inceste semble devenu banal dans la société sénégalaise. Car de surprise en surprise, votre serviteur apprend que des fois, des filles tombent amoureuses de leurs propres frères… L’histoire de Ndèye est difficilement croyable, mais du moment que c’est elle qui nous l’affirme…

« Je suis tombée amoureux de mon frère de même mère. Mon père et ma mère ne vivent plus ensemble mais tous les deux sont remariés. Chaque week-end je viens chez ma mère jusqu’ à lundi pour regagner le domicile de mon père. Chaque fois que je suis chez ma mère, je dormais dans la chambre de mon frère jusqu’à des heures tardives avant de rejoindre la chambre des filles. C’est ainsi qu’est née une attirance physique entre nous. Chaque fois que la maison est vide, je m’introduis discrètement dans sa chambre et on commençait à s’embrasser jusqu’à passer à l’acte. Chaque week-end, c’est ainsi si jusqu’à ce que la bonne nous surprenne en train de nous embrasser. Elle en a parlé à ma mère qui nous a donné une bonne correction mais elle ne savait pas que nous avions fait l’amour à plusieurs reprises », confie la fille.

Les conséquences désastreuses de l’inceste

Un psychologue estime que  l’inceste peut provoquer des situations dépressives chez la victime.

«  Quand une victime arrive, on lui fait une psychoéducation, c’est à dire en lui expliquant ce qu’elle vit et ce qui lui arrive. Il y’a des thérapies brèves pour que la souffrance qui bouleverse la vie du sujet s’estompe », souligne le psychologue.

« Un cas m’a beaucoup marqué. Récemment, une fille de 5 ans, orpheline de mère a été violée par  son oncle. Et je l’ai découvert à partir de ses dessins car elle dessiné chaque fois un homme avec un sexe très long », dira le psychologue.

Il estime que les conséquences chez les victimes sont dramatiques. Et le fait d’abuser de quelqu’un est criminel et désorganise la vie psychique.

« Les conséquences peuvent se développer bien après le viol parfois des années après. Et elles peuvent ressurgir dans la vie conjugale et tout polluer. Cela peut aussi faire que les femmes soient en posture de frigidité. Tous ces traumatismes peuvent tellement assaillir la personne, qu’elles l’installent dans des situations dépressives, ce qui est grave sur le  plan  psychique, certes, mais encore plus en altérant la santé mentale de la victime », souligne le psychologue.

Même les peines infligées ne sont pas à la hauteur du délit

 

 

Saër DIAL

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Saër DIAL

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