Saint-Louis : les autorités appelées à réagir vite face à la « situation intenable » des familles déplacées de la Langue de Barbarie

Une délégation de la préfecture de Saint-Louis s’est rendue vendredi au chevet de familles de la Langue de Barbarie dernièrement recasées à Khar Yalla, un quartier de Ngallèle, dans la capitale du nord, où leurs habitations ont été inondées suite aux pluies enregistrées jeudi dans la soirée.

Sur place, la délégation conduite par l’adjoint au préfet du département de Saint-Louis, Ndioro Sarr, s’est enquise des conditions de vie de ces populations relogées il y a quelque 7 mois à Khar Yalla en raison de l’avancée de la mer qui les a fait quitter la Langue de Barbarie.

Par la voix de leurs porte-parole Djiby Sy et Vieux Fall, ces populations sinistrées ont appelé les pouvoirs publics à leur venir en aide, pour qu’elles puissent « sortir de cette situation intenable ».

L’attente des sinistrés dans cette zone de recasement « est relativement très longue », car « depuis plus 7 mois, les familles déplacées sont sous ces tentes, alors qu’on est en plein dans l’hivernage », ont fait valoir MM. Sy et Fall.

Sina Sène, prenant la parole au nom des femmes, a fait part de « difficultés énormes » rencontrées au quotidien, notamment pour préparer les repas, les tentes étant désormais « sous les eaux de pluie », d’où selon elle l’urgence de trouver d’autres solutions pour « sortir de cette zone inondable ».

Les pouvoirs publics « sont en train de trouver des solutions » qui permettraient de reloger définitivement les 300 familles concernées déplacées, a assuré Mme Sarr, plusieurs autres maisons ayant été détruites depuis par les eaux dans une autre zone de la Langue de Barbarie déjà aménagée et sécurisée.

Accompagnée du commissaire central de Saint-Louis, Bécaye Diarra, et de quelques chefs de service de la région, Mme Sarr s’est entretenue avec les sinistrés « des mesures à prendre dans l’immédiat » pour soulager leurs souffrances, en attendant la mise en œuvre du ’’projet d’urgence pour reloger les 300 familles sinistrées’’.

Ces dernières, regroupées sur la route nationale numéro 2, ont dit vivre dans des conditions difficiles en cette période d’hivernage où « les pluies commencent à faire des dégâts ».

Dieyna SENE
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