Santé : les travailleurs du Sdt-3s de Matam en grève les 13 et 14 septembre 2021

Les agents de la santé, membres de la sous section du Syndicat démocratique des travailleurs de la santé et du secteur social (Sdt-3s) de Matam ont décidé d’aller en grève les 13 et 14 septembre 2021, pour amener le gouvernement à satisfaire leurs revendications, nous dit Sud Quotidien

Durant le point de presse qu’ils ont organisé, les praticiens de la santé, composés en grande partie d’agents contractuels, ont vigoureusement interpellé la Haute autorité de la santé sur la gestion de leur carrière, suite aux multiples revendications qui ont été soumises à l’Etat.

«Nous avons accepté de servir dans une zone fortement excentrée avec un climat difficile, au moment où les autorités n’acceptaient jamais de rester, nous avons bravé les difficultés durant plus de six ans», relate El hadji Abdou Thiam, infirmier diplômé d’Etat, secrétaire général du Syndicat démocratique des travailleurs de la santé et du secteur social (Sdt-3s) de Matam.

Les agents de la santé qui dépeignent une situation pour le moins obscure de leur carrière, déclarent «attendre toujours l’effectivité de leur recrutement au niveau de la santé».

Une promesse qu’aurait renouvelée le ministre de la santé durant la tournée économique du président de la République dans la région de Matam.

«L’État du Sénégal n’a pas respecté ses engagements par rapport au recrutement des agents au niveau de l’hôpital régional de Matam et notamment du district sanitaire, parmi lesquels, il y a des infirmiers d’Etat diplômés, à l’instar du major du service d’accueil d’urgence qui n’a pas été recruté, alors que depuis le mois de février les recrutements qui ont été faits n’ont jamais pris en compte les agents de la région», explique M. Kébé, secrétaire général adjoint de la sous section de Matam.

Les syndicalistes de la santé qui demandent à l’Etat de respecter ses engagements, dénoncent le fait que «dans certains postes de santé, l’infirmier chef de poste soit payé par le comité de santé». Pour l’intérêt des populations, ils jugent aussi qu’il est «anormal» que «les patients de Matam soient évacués à Touba pour voir un neurologue ou pour un scanner».

Exigeant de l’Etat un relèvement du plateau technique et l’affectation de certains spécialistes, qui évitent aux patients d’être référés, ils ont aussi demandé une meilleure prise en charge du personnel communautaire qui se retrouve avec des salaires peu convenables.

Oumou Khaïry NDIAYE
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