Comme si le temps s’est arrêté. L’atmosphère qui règne dans ce pays, dégage un air de tristesse et de deuil. Le coronavirus et l’émigration irrégulière sont passés par là, avec leur lot quotidien de dégâts.
Face à ce spectacle corrosif, la réaction indolente de nos autorités intrigue au plus fort de l’âme . Et l’impression qu’elles nous donnent, témoigne d’un manque de génie et de management évident.
La riposte mal planifiée ça et là, pour stopper la propagation du virus, étale aux yeux de tous, une certaine panne d’idées novatrices.
Nos décideurs impuissants, semblent n’attendre que le vaccin pour se tirer d’affaire. Mais en attendant, c’est le « laisser aller » que même pas le couvre feu, dans certaines localités, ne peut cacher.
Et voilà, par leur manque de rigueur, ils ont laissé entrer chez nous le variant britannique du Covid-19. Pourtant, il y a quelques mois, derrière, le Sénégal est cité en exemple dans la lutte contre la pandémie.
Qu’est ce qui a changé entre temps ?
Le regard de beaucoup, décontenancé par le désarroi, guette à chaque instant, l’échappée d’une lueur d’espoir. Cependant, il n’y a toujours pas, l’ombre d’un signe d’éclaircie à l’horizon pour rassurer le peuple.
Pis, on dirait que l’avenir nous réserve de « beaux » jours d’incertitude. Tant le ciel est grisâtre. On aurait préféré l’obscurité totale du gris, car en pleine obscurité, on sait au moins qu’on a touché le fond.
Ce ciel grisâtre (situation actuelle ) qui donne l’aspect d’une certaine embellie, est plus grave que l’obscurité. Parce que le gris, avec son semblant de clarté, de feu de brindilles, n’est que enfumage. Il tronque la vue , nourrit de faux espoirs pendant qu’il mène à la perdition.
Voilà jusqu’où, les tenants du pouvoir ont mené ce pays, à force de nous gouverner par la terreur et le déni.
Et pourtant, ils auraient pu mieux faire , s’ils avaient mis en application leur fameux slogan : « un gouvernement sobre et vertueux ».
Que devons nous attendre de plus de ce régime ?
Jean Nzalé