Le collectif des préleveurs de collecte mobile du Centre national de transfusion sanguine (CNTS) a décidé de boycotter toutes leurs activités de collecte.
«Ces prestataires, pères et mères de familles, frères et sœurs diplômés, depuis plus de 4 mois peinent à percevoir correctement leur dû journalier de 5.000F alors qu’ils continuent malgré les difficultés financières à servir les patients en situation d’urgence transfusionnelle dans un silence absolu et nourrissant chaque jour l’espoir d’une amélioration», a confié El Hadji Malick Gueye, laborantin, contrôleur qualité, prestataire de service au CNTS.
A l’en croire, Jusqu’à ce jour rien de motivant, rien qui puisse nous donner l’énergie nécessaire pour être au secours des patients en situation d’urgence transfusionnelle».
Dans leur cahier de doléances qu’il entend soumettre, ledit collectif demande aux autorités compétentes de «payer les collectes chaque fin du mois sans enregistrer des semaines impayées ; le recrutement des prestataires de service ; d’augmenter le paiement des états journaliers de 5 000 à 10 000 FCFA ; une prise en charge des prestataires en cas de maladie ; de donner des matériels de travail et de protection suffisants (gants, siège des donneurs)».
A ces réclamations s’ajoutent la définition des «heures de début et de fin des collectes»; une comptabilisation des «heures supplémentaires lors du paiement», la validation de la journée de collecte même si l’équipe en déplacement rentre bredouille». Ledit collectif demande que soient prévues «des primes de risque et des primes de transport pour les prestataires».
S Vox Populi