La Confédération nationale des travailleurs du Sénégal/ Forces du changement (CNTS/FC) s’émeut de la situation des Sénégalais des régions de Kédougou, Saint-Louis, Matam et du département de Bakel qui vivent depuis quelques semaines «une conjoncture difficile avec les conséquences des inondations provoquées par le débordement des eaux du fleuve Sénégal et de son affluent, la Falémé».
Selon le Secrétaire général Cheikh Diop et ses camarades, «cette situation symptomatique entre autres des effets du dérèglement climatique a plongé depuis plusieurs semaines une bonne partie des zones nord et sud-est du pays dans une situation d’urgence humanitaire et sanitaire». Ils renseignent que «les dernières estimations relatives à cette catastrophe naturelle, révèlent que plus de cent mille personnes et des milliers d’hectares de champs sont impactés avec un niveau d’alerte encore élevé pour Matam et Saint-Louis du point de vue des risques d’inondations».
Non sans souligner que l’OMVS maintient un niveau de vigilance élevé pour les zones riveraines du fleuve et recommande une attention particulière dans les localités de Matam, Podor, Dagana, et Kaédi. «Dans les zones les plus touchées de Matam et Bakel, il est observé un arrêt complet des activités sociales et économiques. Des milliers de personnes sont directement impactées et se retrouvent dans le dénuement total et dans l’impossibilité de maintenir une hygiène de base. Cette situation expose ainsi les populations à des risques sanitaires et de famine sans précédent, affectant particulièrement les femmes et les enfants».
Face à cette situation alarmante, la CNTS FC «salue les premières mesures financières et de mobilisation des services et démembrements de l’Etat prises par le Gouvernement suite à la visite du Président de la République». Elle invite les autorités compétentes au-delà des actions ponctuelles de soutien aux sinistrés, d’«entreprendre une série d’initiatives dans le cadre de l’OMVS en vue d’explorer avec les partenaires du Sénégal les voies et moyens de mise en place d’un dispositif de prévention plus efficace, les conditions d’une gestion plus efficiente du fleuve Sénégal de même qu’une exploitation plus judicieuse de son potentiel notamment au plan agricole».
Mais la CNTS/FC n’en exprime pas moins, «sa vive préoccupation quant au suivi des opérations de soutien aux populations sinistrées qui, de l’avis de certains experts nécessite une pro activité éclairée, une évaluation précise des besoins à chaque stade du processus; de même qu’une anticipation des risques d’inondation toujours d’actualité tout au long du tracé du fleuve de Bakel à Saint-Louis».
Se réjouissant de «l’élan de solidarité enregistré dans tous les segments de la société et particulièrement dans la société civile», Cheikh Diop & Cie manifestent leur solidarité à l’endroit de ces compatriotes touchés par les inondations et vivant actuellement une situation de précarité et des moments particulièrement difficiles. Ils engagent, en outre, leurs militants et sympathisants à s’impliquer pleinement dans toutes action de secours et /ou d’accompagnement entamée à l’endroit des sinistrés.
Source Vox Populi